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HüitiÈme Veillée-. ij} exercices auxquels ils doivent une force & un courage qui les mertenr au-dedus des autres hommes. Avides de gloire, pour la gloire feuJement, ils ne connoilfent point 1'intérêt j le fer qui leur fert a vaincre, eft le feul métal qui leur foit précieux, le fuperflu leur eft étranger; ils favent même fe paffer du nèceffaire.

J'ai été nourri Sc élevé a quarante lieux d'Iffedon , capitale de la Scythie , par une Scythe , femme d'un fimple foldat. J'avois atteint ma huitième année , lorfque ce foldat me dit : Mélénide , le ciel ne vous a pas deftiné a paffer votre vie fous des rentes, & a changer fans cefte d'habitation pour vos befoins, aind que le commun de la nation. Nous allons vous mener, ma femme & moi, dans 1'endroit ou notre roi fait fon féjour ordinaire. La , nous vous préfenterons a la première perfonne de 1'empire , qui vous inftruira de votre naidance & des devoirs qui y font attachés. Les enfans , accoutumés a ne voir qu'un certain nombre d'objers , fentent un défir vif d'en voir Sc d'en connoïtre de nouveaux j leur foible raifon les avertit qu'il en eft dans la nature : de plus, ils aiment le mouvement. Ainfi Ie difcours du foldat me charma.

Je fus conduit a llfedon , je n'avois vu que des tentes , je fus étonné de tout ce qui frappa mes yeux. J'entrai dans un palais j mes conduc-

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