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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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DES GÉNIES." 7J

L'air étoit embaumé des parfums les plus fuaves, Le marchand, couché mollement fur un fopha de foie, travaillé avec toute la finelfe imaginable, ne pouvoit fe laffer den admirer Pouvrage. L'arc y avoitübien imité la nature, que lesfleurs, dont il étoit couvert, avoient des- couleurs auffi vives, dc fembloient auffi naturelles que celles dont la terre étoit émaillée.

L'afpeét du foleil levant, dont les ptemiers rayons doroient le fommet des montagnes, &£ annoncoient le plus beau jour; les concerts mélo" dieux des habitans des bois, joints au doux frérnilfement de l'air ; la beauté du bofquet, qui fembloit être formé par le charme de 1'harmonie; les parfums délicieux dont l'air étoit rempli: tout concouroit a exciter dans l'ame d''Abudah les fenfations les plus voluptueufes. II doutoit prefque de fon exiitence. II fe croyoit encore dans 1'enchantemem de la vifion qu'il avoit eu la nuit précédente. H regarde autour de lui : nouveaux fpectacles, nouveaux plaifirsl De tous cótés la délicateffe du travail & la richeffe de la matière ij'uninent pour former des chefs-d'ceuvres;

Malgré ce raviffement, Abudah ne doute bien? tót pliis de la réalité de ces merveilles, lorfque fg levant & fortant du hofquet, il vit partout 1'art fecondé par Ja nature, & Ja nature embeüie Par 1'art,