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Le cabinet des fées; ou Collection choisie des contes des fées

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i3* Les Contes

Rachal étoit fille de Sadak , il fe roidit contre le doux fentiment de la commifération. La pitié fit place a la vengeance. Amurath. oi$onna a Doubor d'arracher Rachal des bras de fa mère ëc de 1'immoler fur le champ.

A eet ordre du fultan , les yeux de Kalafrade étincelèrent de fureur : elle reffembloit a une lionne enragée dont les chaffeurs ont forcé le repaire pour lui enlever fes lionceaux.

«Tyran, lui dit-elle, la.mort feule pourra n me féparer de ma chère Rachal. Tu m'as eni> levé Sadak : fon de voir fut triompher de fon *> amour ; mais une mère ne connoit point de i> devoir plus facré que celui de protéger fes » enfans contre la rage du tigre qui veut les » dévorer ».

« Doubor, dit Amurath, n'ofes tu donc ré» w fifter a la volonté d'une femme ? Efclave, ne »> devois-tu pas lire dans 1'efprit de ton maitre ? » Frappe Ia mère & la fille, —Mais non , tu as « encore quatre autres vicfimes en ton pouvoir; >» va les immoler a mon amour méprifé. Que » cette femme vaine & infenlée apprenne ce » qu'elle doit a Amurath, fon fouverain

« Qvie dis-tu , tyran, reprit Kalafrade? Quoi! M Camir , 1'imagé de fon malheureux père ; » Elfkan, 1'aimable, Elphan , dont la douceur tt §C Ia. foumiiTion ch^rmoient le CO?ur de fa