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diffiper. Que ne m'eft-il permis de dévoiler 1'avenir, qui fe découvre a moi dans l'inftant! Le dieu qui m'éclaire, me défend de communiquer fes faveurs; obéiflbns a fes mouvemens, Sc n'apprenons que par degrés aux mortels curieux la profbndeur Sc 1'économie de fes deffeins.

II y avoit dans le palais un cerrain petit homme appelé Quart- d'heure, moitié courtifan, moitic bel-efprit, fur-tout grand faifeur de contes, qu'il embelliflbit de toutes les fades mignardifes qui lui paffbient par la tête. Les femmes en étoient folies, elles le font de tout ce qui les amufej il étoit amoureux d'Imaé, jeune circafïienne que Funeftine aimoit autant qu'alors elle étoit capable d'aimer, c'eft-a-dire, qu'elle la traitoit moins mal que fes compagnes. C'étoit une de ces créarures privilégiées, que les dieux dans leur loifir pvennent quelquefois a tache de rendre accomplies.

Quart-d'heure, voulant que 1'amour fervït fo» ambirion , fit tant pat fes intrigues, que Funeftine apprit fon nom,& qu'elle voulut 1'entendre.On le cherche, il arrivé, on l'inttoduit dans le cabiner de la piincefte. On prétend, lui dit-elle, que vous contez agréablement, commencez fans préambule, afin que je puilfeen juger. Quart-d'heure, après une profonde révérence, qu'il fit d'aflez bonne gtace, prit un fiège, car on ne conta ja-

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