Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

ET CONSTANCE. ut paffion n'eüt pas calmé une partie de la fureur dont elle étoit agitée.

Ce prince fe nommoit Tendrebrun , il étoit grand, bien fait , & tous fes traits étoient agréables, il avoit 1'air majeftueux, & la politeffe du monde la plus noble lui attiroit tous les cceurs. Enfin il étoit né avec beaucoup de penchant pour Pambur , & quand il vouloit plaire, il plaifoit.1

La vie oifive qu'il menoit chez la fée 1'ennuyoit infiniment; il s'y trouvoit retenu par un enchantement que tout fon courage ne pouvoit furmonter : il n'avoit la liberté de fe promener que dans les jardins du palais, mais il n'en faifoit ordinairement d'ufage que quand la nuit avoit déployé fes ailes , paree qu'il craignoit d'y rencontrer Vicieufe , ou quelques perfonnes de fa fuite. Le bord de 1'étang oii fe trouvoit Conftance, étoit le lieu qu'il choififfoit prefque toujours pour fe repofer, & pour fonger aux moyens qui pourroient le faire fortir de fa prifon. II y avoit déja long - tems qu'il y goütoit 1'agréable fraicheur de la nuit, quand il vit fécreviffe qui , comme je 1'ai dit, étoit extrêmement attentive a le regarder. II crut d'abord qu'elle étoit morte , mais prenant une petite branche d'arbre, il la toucha,& connut le contraire. Etonné de ce qu'elle

Sluiten