is toegevoegd aan uw favorieten.

Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

La Pkincesse Camion. 217 les fois qu'il en feroit befoin , en brülant un brin de Ia canetille dont mon mouton étoit couvert.

Elles difparurent, &jefentis duchagrin pour la première fois de ma vie , en voyant le roi mon père devenir une grande ftatue de marbre noir. La reine fondoit en larmes, & moi auffi : ma;s enfin, comme tout ceffe, je ceffai de pleurer , 3c ne m'occupai plus qu'a confoler ma mère, paree que je me ientis toute pleine de raifon, & capable de fentimens. La reine paffoit fa vie aux pieds de la ftatue , & moi après m'étre baignée comme on 1'avoit ordonné , j'allois chercher du lait de nos brebis, & nous en mangions po ir nous foutenir, car la reine n'avoit pas la force de vouloir autre chofe, & ce n'étoit que par amitié pour moi qu'elle vouloit bien conferver une vie qui lui fembloit fi amcre. Hélas ! ma fille, me difoit-e!le quelquefois, de quoi nous ont fervi nos grandeurs & notre élévation ? car elle ne me cachoit plus ma r.aifïance ; ne falloit - il pas plutöt naïtre dans un rang plus bas, puifque la couronne encrame des chagrins fi grands } La feule vertu , ma chère Camion , me les faitfupporter , ma tendreffe pour vous y aide encore; mais il eft des mo lens oü mon ame femble vouloir fe féparer de moi, & j'avoue que je fens de la douceur a imaginer que je puis mourir.

Ce n'eftj pus moi que vous devez pleursf,