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ET PAREÏ-IN' 2-9

ceur de la vie ; nous nous aimions , nous étions enfemble , & nous primes aifément le patti de refter toujours dans ce lieu, Sc d'y oublier tout 1'univers.

Le foir venu , nous fongeames a nous coucber. Parelin me parut fort rrifte quand je lui parlois de nous féparer. Croyez-vous , me dit-il, que je puifTe déformais vivre un moment éloigné de vous ? Ne fuis je pas votre époux , puifque vous m'aimez ? De plus, vous voulez toujours refter ici j mais n'y ferons-nous pas toujours dans la même fituation ? Aurons-nous jamais plus de fecours pour donner a notre mariage une forme plus authentique? Que voulez vous de plus pour tendre notre union facrée , que 1'amour qui en a ferré les nceuds : ll"me perfuadoir, ou plutot il m'entraïnoit. Cependant je ne fais quel fentimenc fecret me retenoit ; une voix qui s'élevoit au fond de mon cceur me crioit de refter ; mais quand Parelin parloit , je n'entendois que lui. Si vous voulez abfolument , pourfuivit il , vous alfujettir a des formes qui au fond font inutiles, appelons le Silphe votre ami •, qu'il foic le témoin Sc le dépofitaire de nos fermens. J'héfitois encore ; mais il prit les tablettes , & appela luimême le Silphe qui parut a 1'inftant.

Génie, lui dit-il, daignez faire notre bonheuf , & recevez les fermens des deux époax les plus

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