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bout d'idées, réfolu de s'abandonner a toutes lg§ cruautés du roi de Fer, il voalut au moius le priver d'un tréfor aulfi précieux que fon pe7 loton ; Sc comme ordinairement on s'adrslfe au ciel pour remercier les abfens, il le jeta erl 1'air, en difant a la vieille:je fuis plus malheurevnc que tu n'es puiffante ; tiens, je te remercie. Le peloton fe dévida, & par un bonheur, que la fée détermina fins doute, le bout du fil lui demeura dans la main. 11 fentit de la réfiflance; & jugeanr, que le peloton s'étoit arrêté queique part, ilairria mieux fe confier a la fragilité d'un ril, qu'a la cruauré d'un roi. 11 étoit fi j/;une & fi ingambe , qu'il fe trouva bientót fort au-deiTus du grand mur. En fe balancant il le franchit; Sc le fil le conduifir enfuite a terre oü le peloton qu'il eu?: grand foin de dévider , le vint promptemenc retrouver; il ie mit dans fa poche, & remercianc, mille fois la généreufe vieille, il fortir de la ville. L'étonnement Sc La fureur du roi furent, extrêmes, quand au point du jour il ne trouva poinr fon prifónnier dans le bijou. Chaque examen redoubloit fa furprife; il fit tuer le gou^verneur de la prifon avec tous les geoliers, & fit partir fes gardes, la garnifon de fa capkale g Sc même le peupie'* avec ordre de lui ramener le prince mort ou vit; mais avec le fecours du peloton, il avoit paffe tme rivière des plus larges

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