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ét Laidrónèttè. pëüt-elle lire dans mon ame! L'amour qu'elle m'a infpiré eft indépendant de fes traits : j'admire fes lumières, 1'érendue de fes connoiffanees, la fupériorité de fon efprit & la bonté de fon cceur. Comment pouvez-vous juger de la bonté de fon cceur, lui dit Laidronette? Je vais vous le dire, reprit le prince : quand je lui ai fait remarquer de belles femmes, elle les a louées de bonne foi, &c elle m'a même fait remarquer avec adreffe des beautés qu'elles avoient, & qui échappoient a ma vue. Quand j'ai voulu , pour 1'éprouver j lui conter les mauvaifes hiftoires qu'on mettoit fur le compte de ces femmes, elle a détourné adroitement le difcours, ou bien elle m'a interrompu, pour me raconter quelque belle aöion de ces perfonnes ; & enfin * quand j'ai voulu continuer , elle m'a fermé la bouche, en me difant qu'elle ne pouvoit fouffrir la médifance. Votis voyez bien , madame, qu'une femme qui n'eft point jaloufe de celles qui font belles, une femme qui prend plaifir a dire du bien du prochain une femme qui ne peut fouffrir la médifance , doit être d'un excellent caraflère, & ne peut manquer d'avoir un bon cceur. Que me man-~ quera-t-il pour être heureux avec une tellë femme, quand même elle feroit auffi laide qtié TomeXXXVt p

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