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Le cabinet des fées; ou Collection choisie des contes des fées

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'434 L'Epreuve de Ia modeftie, il ne vouloit de parure ni dans les aétions, ni dans. fes habits. Améïde ne s'occupoit que d'affurer la félicité dont jouiffoit fon peuple, auffi n'accabloit-il point de largeffes d'infatiables favoris. Les revenus de 1'état, difoit-il, ne m'appartiennent point; je ne fuis que Féconome de mesfujets, & je leur dois compte, ainfi qu'a moi-même, des dépenfes qu'exige 1'adminiftration. Un père éclairé dans fa tendreffe, doit, par une jufte diftribution,partager fon bien entre fes enfans, & ne pas admettre ces odieufes préférences qui ne peuvent faire un heureux qu'aux dépens du bonheur de l'autre. Si je fgavois que dans mon royaume il y eüt un feul homme expofé a reffentir. le befoin de la faim, je ne pourrois me réfoudre a prendre la moindre nourriture : 1'exiftence de tant d'humains eft la mienne, & je fuis le premier cceur que leurs fouffrances déchireroient. De tels fentimens méritoient des éloges; aufli les courtifans vouloient-ils épuifer les louanges pour Améïde, mais ils y mettoient en vain une adreffe infinie. Le monarque, au moindre mot qui le flattoit, témoignoit une humeur repoufiante, & c'étoit courir les rifques d'une difgrace, que d'entreprendre de le louer. Les beaux efprits cependant s'obftinoient a lui prodiguer quantité de panégyriques & de;