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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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deRosalvA. 75

que je lui connois, fachez qu'un fimple gentilhomme qui a tour au plus cent piftoles de revenu, ne doir pas rejeter en étourdi, un parti de cent mille ducats.

Vous n'appréciïez pas autrefois, reprit ironiquement don Silvio, un homme de qualité felon fa fortune. Cent mille ducats ne m'éblouiront jamais en faveur de celle que Vous me deftinez pour époufe. Toutes les puilfances réunies ne fau«< reient impofer a mon cceur de fi. dures loix. Je vous ai 1'obligation, madame, de m'avoir infpiré le mépris des richefles. Je prends le ciel a. cérnoin que je n'en acquerrai de ma vie par aucune baffeffe. .

Quelle balfelfe trouvez-vous a époufer dona Mergélina? des malheurs imprévus ont forcé fes ancêrres a déroger a leur noblelfe qui éroit une

des plus diftinguées du royaume Je fais Se

que je dis, don Silvio Malgré les plus fiorf-

tres événemens, cette vertueufe familie a rrouvé les moyens de fe relever; & elle eft prêtea rendre a ma maifon 1'éclat qu'une honteufe inuigence alloit lui ravir.

La pauvreté qu'on n'a pas méritée n'eft point honteufe, reprit vivement don Silvio. Ccmptez fur moi, madame. Je vous promets de conferver a ma familie tout 1'éclat de fon nom. Je me feris alfez de force pour triömpher des périls dont elle