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Œuvres.

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les Indiens brülés par les feux du soleil. Sont» ce donc la les devoirs d'un époux , et devais-je m'attendre a passer tant de nuits solitaires, lorsque jeune et sans expérience j'ai cédé a la vivacité de tes poursuites ? Celie qui a porté devant moi la torche nuptiale 1'avait allumée sans doute sur les débris de quelque bücher ; 1'eau qu'on a jettée sur moi avait été puisée dans le 8tix ; la bandelette qui attachait mes cheveux avait été mal placée. Le Dieu d'Hymen n'a .pas été présent a mes nöces. Hélas ! mes vceux impuissans s'arrêtent ala porte des temples. Voilk déja le quatrième habit que je fais pour tes campagnes.

Périsse celui qui a dépouillé les forêts pour fcire des retranchemens, et qui d'un os percé a fait une trompe guerrière ! Tl méritait mieux qu'Ocnus de filer la corde qui alimente la faim insatiable d'un ane. Mais, dis-moi, la cuirasse ne blesse-t'elle pas ton corps délicat ? Une lourde piqué n'est - elle pas un fardeau trop pésantpour tes faibles mains ? Cependant tes travaux militaires me sont moins insupportables que ne le seraient les caresses d'une rivale. On m'a dit que ton visage s'était allo'ngé ; je souhaite que ta maigreur vienne du chagrin d'être éloigné de moi.

Quand 1'étoile du soir vient étendre les voiles funestes de la nuit, je donne mille baisers