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Livre XXI. 181 vit point pour moi. J'ai abandonné Ithaque pour le chercher: ie ne puis revoir maintenant m Ithaque , ni bu Juge. par mes malheurs, de la compaffion au 'ai pour les autres. L'avantage qu'd y a d'être malheureux («) , c'eft

nes d'autrui. Quoique jene fois ici qu e ranger, je puis, ö grand Diomede; (car malgré les «niferes L ont accablé ma patrie dans mon enfance, je n ai pas été affez mal élevé pour ignorer quelle eft votre gloire dans les combats) , je puis , o le plus invincible de tous les Grecs après Achdle ! vous procurer quelque fecours. Ces Princes que vous voyez, fonthumains; ils favent qu'il n'y a m vertu, m vrai courage, ni gloire fohde, fans 1 humanite. Le malheur afoüté un nouveau luftre 4 la gloire des grands hommes; il leur manque quelque hofe tandis qu'ils n'ont jamais éte malheureux. ü manque dans leur vie des exemples de patience & de fermeté; la vertu fouffrante attendrit tous les cceurs qui ont quelque goüt pour la vertu. Lafcnous Ine le foin de vous confoler, puiique les Dieux vous menent a nous; c'eft un prefent qu lis nous font, & nous devons nous croire heureux de pouvoir adoucir vos peines.

Pendant qu'il parloit, Diomede etonne le regardoit fixement, &C fentoit fon cceur tout emu. Ils s'embraffoient comme s'ils avoient ete long-^temp Hés d'une amitié étroite. O digne fils du fage Ulyfle. difoit Diomede, je reconnois en vous la douceur

(<■) C'eft la tradufticn de ce vers de Virgile : Non igr.are mali, mifcris fuccumre difco.

€ e que dit Téïemaque , eft une imitation

avA0mpaSoori5 d'Enée; dans le prem.er Lrvre ce IE**-,

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