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Livre XXL &3 quihaïffentla vérité, haïffent auffi les ^qui ont la hardieffe de la dire. lis ne font touches , m de y£££èè, ni de leur zele, ni de leur defintereffement. Une profpérité trompeufe endumffmt le cceTd'Adrafte^ contre les plus falutaires confeils. En n?ïes luivant pas, il triomphoit tous les jours de fes ennemis. La hauteur , la mauvaife foi, la vioÊice mettoient toujours la vitoe dans fon parti Tous les malheurs dont Polydamas Pavent fi longtemps menacé, n'arrivoient pas. Adrafte le moquort d'une fageffe timide qui préyott toujours les mconvénients Polydamas lui étoit mfupportable 1 Péloigna de toutes les charges; il le lai0a Umguè dans la folitude &i dans la pauvreté.

D'abord Polydamas fut accable de cette dijr erace; mais elle lui donna ce qui lm manquoit, en lui ouvrant les yeux fur la vamte des grandes fortunes. II devint fage a fes dépens; d fe rejouit d'avoir été malheureux ;il apprit peu. a peu Mqutfrir , a vivre de peu , a fe nourrir tranquülement de la vérité, a cultiver en lui les vertus fec.retes, qui font encore plus eftimablesque les éclatantes; enfin , a fe paffer des hommes. U demeura. au pied du Mont-Gargan, dans un défert, ou un rocher en demi-voute lui fervoit de foït Un ruiffcau qui ;ornboit de la montagne, appaffoit fa foif; quelque?. arbr-s lui donnoient leurs fruits : d avoit deux efclaves qui cultivoient un petit champ; d tra.vaiUoit lui-même avec eux de fes propres. mains (a) : la terre le payoit de fes peines avec ulure , 6c ne le laiffoit manquer de rien. II avolt n°^

(A C'eft dans une pareille fin.ation qu'étoit Abdolonyme , penfant aux douceurs de (a preste '™d>?°n'

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