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Théorie de l'art des jardins.

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jg0 Première Seiïion. Des objets

II.

De la Beauté.

La beauté met la derniere main a la grandeur & la variété. L'artifte jardinier penfera donc a imiter la nature, en donnant aux parties étendues & variées de fon enfemble toute la beauté dont elles font fufceptibles. Si, fuivant 1'opinion de quelques critiques, la beauté confiftoit dans les qualités par lesquelles les objets caufent un plaifir fenfuel, il elt clair qu'une partie de cet.attribut refidéroit déja dans la grandeur 8e dans la variété.

Mais la beauté peut ètre conüdérée en elle-même, & abftraétion faite de la grandeur 8e de la variété. Tachons de nous frayer ici un chemin a nous, & diftinguons la beauté champêtre, qui elt en même temps celle des jardins, de toutes les autres efpeces de beauté qu'on pourroit encore établir.

II paroit que la beauté champêtre peut fe réduire a deux chefs principaux, couleur 8e mouvement.

La Proportion en général peut auffi offrir quelque beauté, mais celle du regne végétal ne paroit pas déterminée néceffairement par la proportion. Un célebre critique anglois, en combattant la première de ces propofitions, rend la feconde fi probable, que fon fentiment mérite une place ici. „Jettons les yeux," dit-il, „fur le monde végétal, nous n'y trouverons rien de fi beau que les fleurs; mais les fleurs font de presque toutes les grandeurs; les unes font droites, les autres inclinées, d'autres droites & inclinées tout enfemble; elles ont de plus une infinité de formes différentes; & c'eft d'après ces formes que les Botaniftes leur ont donné les noms qu'elles portent, 8e qui font presqu'auffi variés que les formes mêmes. Quelle proportions découvrons-nous entre les tiges 8e les feuilles des fleurs, ou entre les feuilles 8c les piltils? **) Admirons comment la foible tige de la

rofe

*) Recherches philofophiques fur l'o- de Mr. Burke par 1'Abbé D. F.

rigiue des idéés que nous avons du beau (DesFontaines) 3 Vol. 8. Londres 1765. &dufublime, précédées d'une Diflerta- **) Centre de la fleur qui renferme tion fur le goüt, traduites de TAnglois la femence.