is toegevoegd aan uw favorieten.

Théorie de l'art des jardins.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

de quelques jardins.

images attrayantes de la mer 8c du payfage qu'offrent les miroirs, & demeure attaché a ces portraits chéris avec un muet raviiTement. A gauche un fallon a manger oblong touche k cette falie, Sc k droite font deux chambres.

La colline a laquelle 1'édifice eft adoffé, eft partagée en plufieurs terraffes munies de montées 8c décorées de ftatues 8c de vafes. Elle eft revêtue de quelques arbres que vit croitre le premier age du monde; d'autres, fur-tout des tilleuls, ont été plantés depuis quelque temps, 8c 1'on en a formé par-tout des promenades ombragées, auxquelles fuccedent des repofoirs agréables. Le batiment s'éleve a la mème hauteur que la colline; mais les arbres furmontent Ie toit en terraffe, 8c compofent un fond bocager qui rétentit du chant des oifeaux.

En face du pavillon fe déploie le jardin, ou plutót 1'avant-place, dont la gaieté foutient les impreffions flatteufes de ia colline 8c de 1'édifice. C'eft un parterre formé de peloufes 8c de fieurs entre - mélées de ftatues 8c de vafes, 8c environné de promenades fraiches fous des tilleuls. Larépartition 8c la décoration fymmétrique de cette avant-place, font trés- convenables ici vu fa liaifon intime avec le batiment; 1'emplacement ne permet point de deffeins oü regne la liberté, 8c d'ailleurs on ne les cherche pas même dans un lieu deftiné k faire jouir de -1'afpeét des objets les plus magnifi-1 ques de la nature 8c de l'art humain, objets qui s'élevent au deffus de tous les embelliffements dont les plantations puiffent être fufceptibles.

Ce font ces grands objets de la nature 8c de l'art qui font la beauté de Marienluft. La toute-puiffante nature pourroit, peut-être, produire des fcenes plus fublimes 8c plus folemnelles; mais elle n'a jamais réuni dans un mème endroit des fcenes femblables k celles - ci. M ontez fur la colline ou fur le toit en terraffe, 8c attendez - vous k éprouver un ravifiément qui agrandit 1'ame 8c vous éleve au-deffus de vous-mêm e. A droite le regard fe porte fur la Baltique, fur l'ile de Hween qui s' éleve au milieu de fes fiots azurés; fur la ville confidérable d'Helfingór; derrjere cene«cj fur jes mats innombrables des vaiffeaux de toutes les nations qui paffent Ie Sund; fur Ie fuperbe chateau gothique de Cronen baurg, qui, placé fur une colline Tornt III. H h d'oü