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m'en paria;) n je le trouwe fi fort de mon „ gout que je m'en Vais m'abonner fur le ti charop, & j'engagerai tous les honnêtes „ gens que je connüis a en faire de

5, même."

Le public raifomahfc fèntira, lans que j'aia befoin dele dire, fi cet éloge avait de quoi me fiatter. Je ne me fentais donc pas de joie ; & je me retirais trèsfatisfait de moi-même, dans le deffein d'al/er m'évertuer dans mon cabinet pour mériter! de plus en plus un fuffrage auffi flaneur. J'en étais fi occupé, que je n'avais pas même eü le tems de réflcchir que ce jugement pouvait bien n'être pas celui de tout le public, lorsqtie je rencontrai une autre de mes connaiffances qui avait le Spectateur a la main . ..... Mais

que devins je en entendant Ie jugement qu'elle en portalt! „ Cette feuille eft dan „ gereufe, elle ne contient que des idéés „ exaltées, & le ftile en eft d'ailleurs fi „ ampoulé qu'on peut a peine Ie compren

dre". Comme je favais que mon interlo cuteur avait encore grand befoin d'ouvrir de tems a autre une grammaire frangaife, je lui pardonnai volontiers cette derniérepartie de fa fentence, & je Iaiffe au bon-fens a ju ger de I'autre.

Pourquoi Iecacherais-jenéanmoins ?... cet. te critiqueporta un terrible coup a mon amour propre; je me demandais même déja s'il fallait continuer ma feuille ...llejlfi doux de fe voir paraitre en public deux fois la femaine... Je me Iaiffai doncgagner, & je réfolus de faire encore quelques tentatives. Peut • être, (me difais-je en moi-même) peut-être ne fera t-il pas entièrement impoffible de rarnener certaines gens qui paraiffent fi fort prévenus contre ma pauvre feuille ... qui fait même s'ils n'en viendront pas a luifaire Ieurcour ? Tout occupé de ces idéés, j'entre chez un

pcrfonnagedcdifUnSt'ion, &lui demande ce qu'il penfait du Spectateur - Répi blicain .. . . „ Le Spectateur Républi. ,, cain . . . c'eft une feuille déteftable , oh! „ nem'en parlez pas, jene veux paslavoir;

„ j'en friffone." C'était lans-doute Ie

cas de lui demander Vavcz vous IA ce Spc&aleur? & nele confondés vous pas avec d'autres feuilles? mais je ne Ie lis point, & pourquoi ?...le public le dé vinera fans peine.

Trois jugemens auffi oppofés, (& je fais grace a mes leóteurs d'un grand nombre d'autres, paree qu'ils fe rapportent prèrque tous a un de ces trois,} me frappèrent d'un étonnement que j'auraïs peine a rendre, ik me firent prèsque creire que la déraifon venait d'étre mife a l'ordre du jour. Cependant comme j'avais peut«2tre entendu tout cela avec quelque prévention, je réfolus d'en reprendre 1'examen dans le filence de la retraite. Mes lecteurs me pardonneront, fans doute, Ia franchife avec la quellejevais leur dire le réfultat de mes recherches.

En repaiTitiit dans ma tête la condition des perfonnages que j'avais entendus, (& il y [ en avait de toutes les efpèces,) je visquema feuille était de nature h nepasplaire:Laux Ariflocrates ; paree qu'elle nc pronera jamais leurs ridicules prétentions, & qu'elle profeffera toujours courageufement les principes de la Liberté & de 1'Egalité. IIaux gens, foi difant, comme-il.faul; paree qu'a moins de s'aveugler, il eft impoffible a un honnête homme de ne point voir, dans la plupart d'entr'eux, des gens comme il ne faudrait pas qu'ils fufent. IIR enfin le SpectateurRépublicain doit déplaire aux fois, paree que bouffisde leurs petites idéés, ils croyent qu'on ne peut bienpenferfi 1'on ne;penfe comme eux. Malheureufement pour I'humanité, cetteclafle n'eft pas Ia moins nömbreufe. Mais, Monfieur Ie Spectateur fur

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