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Le spectateur républicain

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venes, dans les environs de Msubeuge, qu! ont exirémemeiu foufferc par les dépredations inonies des autrichiens.

Le Comte donne connaiffance d'un fait qui jette un grand jour fur les caufes & les auteurs du mouvement qui a eü lieu le 12 Germinal. 5> Vous vous rappel'és, fans-doute, dit- , qu'il y a tres-peu de tems le Roi George manifeftant a fon confiJent Pitt fes inquiérudes fur la durée de la guerre, celui-ci lui répondit pour le calmer: 11 fe prépare actuelkment en France un grand coup, qui doit anéantir le gouvernement de ce pays, & opérer la contre • révolution.

Vous vous rappellés encore que le convté de falutpublic vous dit hier, „ que quelques navigaieirs air„ glaisayant rencontré quelques uns de nos Pècheurs, „ leur ava'vem offert du pain blanc & fuperbe a 5 „ liards la livre." Moyen de féduction qui n'a point réüfii,

„ Eh bien, citoyens, 1'anccdote fuivante que j'ai extraite d'une ieitre de Rouen du 18 Germinal, confirme la réponfe de Pitt a fon maitre: la voici.

Le courier du Havre raporte qu'avant hier il y 1 avait beaucoup de voiles a la vue de ce port, & qu'il n'en paraiflait plus lovs de fon départ, hier 19, a 4 I heures: qu'eft-ccque cela fignifie/ /

II eft bien évident, felon moi, quele mouvement du_ ia eft le grand coup dont parlaic Pitt, & qu'il était eombiné entre lui & ceux qui l'ont couffamment G bien fervi ici depuis plufieurs années.

(Séance du 21 Germinal). A la fuite d'un raport 1 deChênier, au nom des 3 comités réunis, fa Convention a porté le décret fuivant:

Le comité de fureté générale eft chargé de prendre ■ toutes les mefures néceffaires pour faire dharmer fans i délai les^ hommes cormus dans leurs fecliens comme ayant eü part aux horreurs commifes fous la tyran < tóe qni a précédê le 9 Thermidor. Les repréfentans q du Peuple en miffiön font chargés de prendre les mêmes mefures dans les départemens foumis a leur fur- l veillance, & dans ceux oü il n'y a pas de repréfen- a lans, tes aiminiflrations du diftricï feront procèder au b difarmement, dia charge den rendre compte au co p tnité de fureté générale. p La Convention décréte enfuite que les comités en-' n yoyeront tel nombre de gendarmes a cheval qu'ils le n jugeront a propos, avec du canon, hors de Paris pour protéger i'arrivage des fubfiftancei. qi Les repréfentans nommés, pour' affurer, dans les Ie départemens, f'éxécntion des lois relatives a 1'in- cl ftrudion-publique, font Dupuis, (da feine & orfe) , a Baraillon, La Kami, Bailleul & Jard'- Panvitliers bi (Séance du 22 Germinal), Sur Ia propofition de n< Saladin, au nom du comité de Légiflstion, 1'affem- h, blée décrête: tl Art. t. Tous les dier ets qui met tent les citoyens hors xv

de la lol, pdr fuite »u h Poceafiou des'évènamens da

31 mai, ser & ajuin, Pont rapportés,

II. Tous jugemens rendus en conformité & êxêcutien

des décreis, arrêtés, acles, procédures ou pourfuitet

décernés ou dirigés contre les dits citoyens, font £? de* ! meurent annullês.

Ilt. Ceux d'entre les dits citoyens qui fe font fous\ traits par la fuite d Peffet des dits dêcrets, mandats d arree ou arrêtés, font autorifés d rentrer dans leurs foyers,

I V. Tous les citoyens déftgnis aux articles précédens Jont rémtégrés dans leurs droits politiques & dans leurs hens: en conjèquence tous fcellés ou féqueflres mis fur leurs biens feront levés, fur leur réquifition en vertu du préfent décret.

PARlsTatf"Germinal. * Les lettres ont a regretter Ia perce de Franpois Je aeufebateau qui vient de mourir dans la folitude oü il s'etaic retiré. 11 était né avec un talent facile & agrdabfe, dont les produtfions précoces avaient faic conceyoir de hautes efpérances. Sa carrière politique n'a été fignalée par aucun afte de fermeté. II avait éprouvé de grands malheurs qui avaient affoibli les forces de fon ame, & celles de fon talenr.

On apprend que la divifion de 1'efcadre de Brest, eft enfin arrivée a Toulon. Elle eft compofée de ,ix vaifleaux de ligne, cinq frégates & deux bricks. Jt) peut fonder de grandes efpérances fur cette joncion, pour rétablir 1'empire de la marine Francaife lans la Méditerranée. Les négociations avec 1'Efpagne font dans une grane activité: eile ouvre enfin les yeux fur fes vrais ntêrets.

^ Une lettre de J. Feraud repréfentant du Peuple 'rangais d Pamiée de la Mo felle & du Rhin, du uar Her général d'Oberulm, 11 Germinalperte ce quifutti

„ Chers CoIIégues nous avons tenu notre eneageifnti Hier a neuf heures du matin, l'ennemi nous

attaqués en force depuis Brettenheim , jusqu'au ois de Momback. Le combat s'eft engagé avec Ia lus grande vigeur de part & d'autre; on s'eft tiré lus de quatre heures a mitraille, & le feu de la ousquéterie a duré cinq grandes heures fans interptron.

„ Un inffantnos braves'foldats ont été obligés de utter un ouvrage que nous avions jetté la nuit fur plateau de Mayence, dont l'ennemi voulait noos tafier. 11 y eft entré, & deux minutes après il en été, a fon tour, ignominieufement chaffé, a lt yonnette. II a été également repouffé, a la bayonitte, des ravinsquifontau deffous du bois de Mom. 'ck, oü il a été chargé pendant trois fois, impéeufement, par nótre infanterie, aux ordres du Gé^ :ral Sandos, Vers les deux heines, i'eaaemi a com»