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d'offrir fes fervices a un autre; qu'elle aimoit encore mieux vivre a Londres aux dépens desAnglois, que de trainer fes jours a la Baftille; que, fi elle s'étoit cachée dans des bagnos, c'éroit pour ne pas avoir le défagrément d'ëtre conduite chez unjuge de paix;qu'a 1'égard dece beau chevalier , c'eft un homme fans honneur, qui, comme il le difoit luimême,

Flécri par fon paya ponr une caufe jufte,

N'eft aux yeux des Anglois qo'un importeur groffier,

Un fciibe méprifable , un vil avencarier;

& que par conféquent il ne faut point ajouter foi a fes propos & a fes irnpoftures.

Voila comme mon hoteffe répondoit aux imputationsdont on la chargeoit; je ne fuis pas affez habiie pour pouvoir juger de la folidité de fa defenfe, mais ce que je fcais, c'eft que les reproches ont fait beaucoup plus d'impreffion fur moi que la juftificatiun, & que j'ai commencé a dimïnuer de 1'eftime que j'avois pour mon héi oine, &, par fuite, de celle que je croyois auifi mériter.

CHAPITRE VIII.

// va 'diner chez fon Excellence, Monfeignew Benjamin Franklin. Portrait de ce Miniflre Plénipotentiaire; ce quife paffe a Ja table.

LE lendemain de ces belles inftructions que je; vehois d'acquérir, mon hoteffe fut invitée d'aller diner a Paris che's un homme d'une grande réputaB 5 tion,

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