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Révolutions des Provinces-Unies sous l'étendard des divers stadhouders

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mens font fans appel. Étrange effet des contradiéfions humaines des hommes trop jaloux de leur Überté pour fe confier entiérement a leurs commettans qui n'étoient que leurs égaux , abandonnent a un prince un po'uvoir Sc un crédit dont il lui étoit d'autant plus aifé d'abufer, que les affaires de la république étoient plus importantes, Sc qu'elle n'avoit pas encore prife une afTiette affurée : tant de pouvoir entre les mains d'un prince qui avoit fous les talens d'un grand homme 8c 1'ame d'un républicain , non-feulèment ne fut point funefte , mais répara même tous les défaufs du gouvernement , & fuppléa aux établilfemens qui lui inanquoient. Maurice ufa de cette autorité en bon citoyen 8c en héros comme fon pere \ il tint les efprits unis Sc leur communiqua fon adtivité. Son frere Fréderic-Henri qui lui luccéda , fe conduifït par les mêmes principes, Sc même fa régence ns fut qu'une longue fuite de profpérité Sc de triomphe. Son fils Guillaume II , revêtu des mêmes di • gnités l'an 1647 , fe rendit fufpedf a Ia république, foit que les Provinces-Unies, après avoir conclu a Munfter une paix définitive avec 1'Efpagne , euffent moins befoin de Stadhoudérat , Sc commencaffent a s'effrayer du pouvoir énorme de cette magiftrature , foit que de fon cóté Guillaume occupé d'objets moins importans que fes prédécefieurs, parut plus jaloux de fon autorité a mefure qu'elle devenoit moins néceffaire a la république : il ne régna plus la même harmonie entre les États Sc le Stadhouder. La liberté eft foupconneufe , 1'ambition eft inquiete Sc vraifemblablement la répu-

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