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Sur les cèuyres de Dieu. 29

égard le but du Créateur. En faveur de ceux qui par ignorance & par préjugé murmurent contre cette faifon, je vais détailler maintenant les plaifirs qu'elle procure & a nos fens & a notre coeur.

N'eft-ee pas unafpect agréable que de voir 1'aurore luire fur un payfage couvert de neige? L'épais brouillard qui voiloit la terre & nous déroboit la vue des objets, fe diflipe tout a coup ; un léger verglas blanchit le fommet des arbres; les collines & les vallons fe colorentenréfléchiifantl'éclatdu foleil, dontl'heureufe influence donne a toutes les créatures une nouvelle vie; il femble inviter la méfange a quitter les bocages, & le moineau a voltiger de branche en branche. Amant la nature fembloit morte durant Tabfence du foleil , autant elle s'anime quand il paroit, & ellc récrée, dans fes vêtemens blancs, les yeux du voyageur.

Vous eft-il jamais arrivé de confidérer avec attention la ftrufture de la neige? Avez-vous réfléchi fur les merveilles que renferme un feul flocon de cette fubftance ? Admirez d'un cöté la régulanté, la fymmétrie de fa forme, & de 1'autre le nombre infini de flocons femblables qui tombent de l'air. Quel fpedacle agréable de voir les cóteaux, les forëts, & les bocages revètus d'un éclat éblouufant! Quel charme réfulte de la confufion de tous ces objets ! Voyez, car 1'ceil ne peut fe raifafier de ce fpectacle quelque accoutumé qu'ony foit, voyez la brillante parure de ces haies, voyez les forêts fe courber fous le rideau blanc qui les couvre. Tout offre l'afpeét d'un vafte défert fur lequel s'étend un voile uniforme d'une blancheur éclatante.

Quelle idéé me formerai-je de ceux qui a la

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