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Sur les ceuvres de Dieu. 243

venten médecine, &fur-tout fourniiTentaux abeüles leur miel & leur cire. Les fruits, qui mLirifTentpeu-a-peu, fervent a notre nourriture, & on les mange foit tels qu'ils viennent de 1'arbre , foit après les avoir cuits, féchés, confits, &c.

Mais les végétaux ne fervent pas feulemenfi aux hommes, ils font encore de laplus grande utilité aux animaux, dont la plupart n'ont point d'auüre nourriture. De-la vient que les prairies font fi multipliées, & qu'il y a- même une fi grande variété d'herbes & de plantes, afin que les dirférens animaux puhTent trouver celles qui leur font le plus convenables.

Mais, ó pere célefte, oü. trouver des expreffions pour célébrer ta bonté ! Qui pourroit compter tous les préfens que le regne végétal nous fait par ton ordre? Ce qu'il y au moins de bien manifefle, c'eft que tous les arrangemens de ta Providence a cet égard , ont pour objet Putilité de toutes tes créatures. Tu as pourvu aux befoins de chacune en particulier; tu as affigné a chacune d'elles la plante qui convient le mieux a fa nourriture & a fa confervation. II n'y a aucune plante fur la terre qui n'ait fon but & fon utilité. Quels fentimens de reconnoiffance & de vénération ne dois-je donc pas éprouver a 1'afpect d'une campagne, d'un champ, d'une prairie ! Ici tes foins bienfaifans ont réuni ce qui eft néceifaire a 1'entretien & aux plaifirs des habitans de la terre. Ici, ö Dieu, tu ouvres ta main & tu raffafies a fouhait toute créature vivante. Ici chaque herbe , chaqui épi, chaque fleur , chaque arbre me prèche ta gratuité. Je ne ferai point fourd ni infenfible a cette voix fi intelligible, je goüterai & je favourerai combien tu es bon: je Q. a

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