Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

ËN AFRIQUË* 2ll1

feffets après eux. Je défendis qu'on leur dit un seul mot d'adieu; et moi-même, sans perdre de temps, je donnai 1'ordre pour le départ, er, me mis en route de mon cöté: En quatre heures * nous traversdmes la montagne d'Agter-Bruyntjes-Hoogte; puis rafraichis par un orage, quï sembloit arriver a souhait, après quatre autres heures, nous campémes pour passer la nuit. Nous vimes toujours chemin faisant quelques habitations désertes, dont les propriétaires, sans doute 5, étoient du nombre des confédérés. Le sol, dans eet endroit, me parut généralemeut bon, les montagnes étoient couvertes de beaux et grands arbres, les plaines parsemées de Mimosa-Nilotica, regorgeoient de Gazelles et de Gnous, ces derniers animaux, quoique très-bons a mangcr, sont cependant inférieurs aux autres Gazelles.

Par tous les renseignemens que j'avois pris des quinze Hottentots qui avoient soulevé la PI orde, et me 1'avoient enlevée, j'estimois que je ne devois pas être loin de 1'endroit oü tous les Colons s'étoient rassemblés. Je me flattois sans cesse, de trouver parmi eux, qüelques gens de bonne volonté, qui, goütant mes projets de pacification auprès des Caffres, et 1'espoir de secourir de malheureux naufragés, s'y livferoient de bonne grace, et s'empresseroiertt de me seconder. L'image de ces infortunés me suivoit par-tout. Quel devoit être PafFreuse situation des femmes, condamnées a trainer ainsi leurs jours dans les horreurs et tous les déchiremens dudésespoir? Cette idéé ne désemparoit pas mon imagination, et m'attachoit de plus en plus k mon projet. Le désir de leur rendre la liberté,, ' O 2

Sluiten