Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

206 VOYAGE

barbares persécuteurs avides de leur sang, mais par quelques-uns de ces fléaux descructeurs qui n'épargnent pas plus les hommes que les animaux, et qui, dans un moment, couvrent de deuil d'immenses pays. Un logement agréable et solide, placé prés d'urt ruisseau, au milieu du champ défriché qu'on a recu de ses peres, n'en est-ce pas assez pour enrichir 1'idiöme Caffre du douxnom de Patrie; que ne connoitra jamais 1'errante insoucience du Hottentot?

J'ai cependant fait une remarque qui, pour être étrange, n'en est pas moins certaine et générale; malgré les forêts et les bois superbes qui couvrent la Caffrerie, malgré ces parurages magnifiques qui s'élevent de facon a dérober aux yeux les troupeaux épars dans les champs, malgré les rivieres, les ruisseaux qui se croisent en mille sens divers pour les rendre féconds et rians, les Bceufs, les Vaches et presque tous les animaux y sont plus petits que ceux des Hottentots. Cette différence provient assurément de la nature de la seve, et d'un gout sur qui prédomine dans toutes les especes d'herbages. J'ai fait cette observation non-seulement sur les animaux domestiques des cantons qui me sont connus, mais aussi sur tous ceux qui sont Sauvages, et je les ai trouvés réellement plus petits que ceux que j'avois précédemment vus dans des Pays secs et arides; j'ai remarqué , dans mon Voyage chez les Namaquois qui n'habitent que des rochers et la terre la plus ingrate peut-être de 1'Afrique entiere, qu'ils avoient les plus beaux Bceufs que j'eu-se rencontrés, et qu'il n'est pas, jusqu'aux Eléphans et Hippopotames, qui ne fussent plus

Sluiten