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ENAFRIQUE. 213

tir i'accordai deux jours de plus pour prendre congé denosbonsvoisinsetnousdivertiravec eux.

La nouvelle de ce départ définitif s'étoit repandue ; je vis bientöt arriver toute la Horde par pelottons, hommes et femmes. Haabas etoit a leur tête: tout ce qui avoit pu marcher , le suivoit ; ils accouroient pour nous faire leurs adieux, etrecevoirlesnötres. Quej'étoisaise qu ils vinssent passer ces deux derniers jours avec mm! Le bon Haabas me présenta quatre ou cmq Gonaquois d'une autre Horde que la sienne, et qui avant ouï parler de moi, avoient ete deputes pour m'engager a aller visiter leur canton. IL étoit trop tard ; mais j'adoucis mon refus, en leur promettant de me souvenir de leur tendre invitation, au premier voyage que j'entreprendrois dans ces contrées. _

Tant que durerent ces quarante-hmt heures, on se üvra, de part et d'autre , a tous les excès de la folie et du plaisir : mon eau-de-vie oe fut pas épargnée , non plus que 1'hydromel que Haabas avoit fait exprès préparer et apporter avec lui; mais la belle Narina et sa sceur, qui étoient de la partie , ne prenoient aucune m-t aces orgies, toutes innocentes qu elles lussent • la tristesse avoit sur-tout voilé les trans de Narina ; je la consolai comme je pus, je Faccablai de présens ; je lui en remis pour sa sceur, sa mere et tous ses amis; en un mot, ie me défis, dans ce moment de presque tous mes bijoux; mais la parure n'étoit pas ce qui 1'occupoit en ce moment Je donnai a Haabas et a tout son monde tout ce qu il me tut pussible de leur donner, sans me faire de tort a

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