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20 DlSSERTATION SUR LA COMPARAlSON

Meffieurs les Académiciens Francois (18). Le 6 de Janvier au foir, le Thermomètre a Mercure de Reaumur étoit a-37 & celui d'Efprit de Vin a-29. Celui- ci fe trouva gelé Je lendemain matin & il étoit remonté a -j- 105 , c: a: d de 395 0 : mais ils defcendit beaucoup dès que 1'Efprit de Vin fe dégela. II y a donc dans les fluides aqucux une force qui les condenfe, lorfqu'ils fe refroidiffent, & il y en a une autre qui tache de les dilater, & qui les dilate en effet dès qu'ils fe gèlent. Ces fluides fe condenfent donc feulement par la différence de ces forces, & par conféquent moins que le Mercure, fur lequel cette feconde force n'agit point, ou du moins beaucoup plus foiblement. Or celle-ci, agit avec d'autant plus de force dans les fluides aqueux qu'ils approchent d'avantage de Ja congèlation. IJ faut donc que leurs condenfations falfent une Série décroiffante, fe reduifent enfin a Zero , Jors de Ja congèlation, & fe changent enfuite en dilatation.

§ 19. Ces Expériences & ces réflexions de M. de Luc, fourniflènt une expJication très-beJIe & trés-naturelle d'un Phénomène extraordinairement intéreffant, découvert par M. Braun. L'Efprit de Vin rectifié defcendit au 30oe degré du Thermomètre de M. de l'Isle, ce qui fait 148 degrés au-deffous de 7,ero de I'Echelle de Fahrenheit, & il refta fluide pendant que le Mercure fe gela. Mais, felon la Loi que Mr. de Luc a découverte pour les condenfations de 1'Efprit de Vin, 1'Efprit de Vin ne faüroit defcendre au-def-

(18) Outhier Journal d'unVoyage au Nord. p. 223 in 80,

(iy) Voyez ci-dsffous j 103 une expli:ation de ci Phénouiène.

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