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TRAGEDIE.

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Si malgré moi ce fer a pu trancher fon fort; C'eft le fruit de fa rage, & le crime du forr. Tendre père d'Irene ! helas! foyez mon père. D'un ju^e fans pitié quittez le caraótère. JNe facrifiez point & votre fiile & moi. Aux fuperftitions qui vous fervent de ]oi: JN'en faites point une arme odieufe & cruelle; Et ne 1'enl'oncez pas d'une main patemelle ._Dans ce cceur malheureux qui veut vous révérerEt que votre vertu fe plait k déchirer. Tant de févérité n'eft point dans Ia namre. D'uri affreux préjugé laiflez-la 1'impofture: Ceffez

L é o n c e.

Dans quelle erreur votre efprit eft plongé! La voix de 1'univers eft-elle un préjugé?

A i. e x i s. Vous difputez, Léonce; & moi je fuis fenfible,

L é o n c e.

Je le fuis comme vous. Le ciel eft inflexible.

Alexis. Vous Ie faites parier; vous me forccz crue!, A combattre a Ia fois & mon pere & le ciel. Plus de fang va coukr pour cette injufte Irene Que n'en a répandu i'ambition romaine. La main qui vous fauva n'a plus qa'h fe vengeri Je détruirai ce temple oü 1'on m'ofe omragen Je briferai 1'autel Öéfendu par vous-même, Cet autel en tout temps rival du diadême, Ce fatal infirument de tant de paffions, Charf.é par liiös aïeux de 1'or des nations, Cimenté de leur fing, entouré de rapines. Vous me verrez, ingrat, fur ces vaftes ruines, Del'hymen qu'on réprouveallumer lesflambeauri Au milieu des débris du fang & des tombeaux.

L é o n c eVoila doncles horreur oü la grandeur fuprême, Alorsqu'elle eft fans frein s'abandonne eüe-même? fi 7

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