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tous les remords. Dès qu'on eut appris a Cook que les é-AiéoyspratiquaWt cet usage cruel, il reprochavivement d'en-être, aun Naturel, nommé (Edidés, qui f 'était embarqué avec lui, pour aler voir le pöle auftral; il employa tous les argumens poflibles contre ce barbare usage , & le convainquit enfin : ce jeune Sociétaire promit de ne pas tuer fes Enfans , & de quitter 1'Ordre dès qu'il aurait le bonheur d'étre père. II affura que les é-Aaréoys ont rarenient des Enfans, a-cause de leur débaüche. ( Mais ne ferait-ce pasuniquement lesCompagnesde ces é-Aréoys, & non les Femmes du Peuple qui fe feraient proftituées aux Anglais, par une fuite de leur inftitution ? Des Peuples fi éioignés de nos usages , dont on entend a-peine quelques cxpreffions, ne fauraient être connus tout-d'un-coup , fur-tout par des Marins qui les voient une première-fois , & qui font affés occupés d'autre-chose, pour juger légèrement ?) O-Mai, autre Taïtien , qui avait été amenê en Angleterre, a confirmé, que les lois immuables des é-Aréoys ordonnent de mettre-a-mort les Enfans; que la prééminence, & les avantages d'un é-Aréoy fontfi précieus, qu'il y facrifie la pitié ; que la Mère nc confent jamais a cet horrible affacinat, mais que fon Amant, ou Celui qui prend le titre incertain de Père, la perfuade de fe deffaisir de 1'Enfant, & que lorfque les prières ne fuffisent pas, on emploie la force : il ajoutait, que ce meurtre fe commet toujours en-fecret, de-facon que Perfonne du Peuple , ni même des Towtows ou 'des Domeftiques de la maison n'en-foit inftruit; que fi Quelqu'un en-érait témoin , les Me'urcriers feraient tués. (Mais cet O-Mai, qui était alors en Angleterre &';qui était lui-même é-Aréoy, n'at-il pas déguisé la vérité, pour ce dernier point ? ) Les é-Aréoys étant venusdanslevoisinage du Camp des Anglais,

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