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Abrégé d'histoire naturelle pour l'instruction de la jeunesse.

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Vu regne animal. 241

argelït.} il eft pourtant bien fatal que ce mê■me voyage me cuute mon pauvre chien, &d'une maniere li défolante!.... Et tout en difant -cela, il veut porter la main fur fon fac de cinq -cents deus, afin de fe confoler en quelque ma•niere: point de fac! Ge fut pour lors qu'il ouvrit les yeux & qu'il maudit fa précipitation, •fon étourderie , fa cruauté. Malheureux! s'écria-t-il, j'étois plus béte que mon malheureux chien; je n'ai pas fu comprendre le ïangage de ce -dier animal, du meilleur de mes arnis, du plus fidele, du plus intelligent! voila donc ce qu'il vouloit dire, voila cc

qu'il vouloit me faire entendre

Et fur le champ il tourne bride, piqué des deux, vole au galop jufqu'a la haie prés de laquelle il s'étoit arrêté, bien plus défolé encore qu'auparavant, & ne pouvant fe pardonner ce qu'il appcloit un meurtre horrible. II vit l'endroit oü la cruelle fcene s'étoit palfée, il appercut des traces de fang, il les vit encoreprolongées le long du chemin , & fe fentoit troublé, accablé, hors de'lui-même; mais envain il chercha le chien des yeux, il ne le revit point. Enfin il arriva au fatal endroit oü étoit

refté le fac; il fe hate de paffer derrière la haie

ah! ce fut pour le coup que le cceur lui faigna

plus que jamais!

Les j. A. Le fac n'y étoit plus? Le b. A. Ah! vous ne devineriez pas ce qu'il vit. Le fac y étoit, mais le pauvre chien mourant y étoit aufli; ce fidele animal, ne pouvant plus revoir fon cher maitre qui 1'abandonnoit fi cruellement, avoit au moins voulu lui confacrer fes derniers inftans, & s'étoit tralné ■tout fanglant jufqu'auprès du fac oublié, pour //'. Partie, L