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Abrégé d'histoire naturelle pour l'instruction de la jeunesse.

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Du regne animil.

ctant en mer & relevant de maladie. Il ne fef trouva plus de viande ni de bétail fur le vaiffeau, & pour tout animal il n'y reftoit qu'ur» feul chien. On s'avifa de lui en faire des bouu> lons, & de lui en fervir la chair; comme Couk; n'étoit pas une femmelette, il eri mangea fans faijon, & tout convalefcent qu'il étoit, il s'en trouva fort bien. Ainfi il ne faut pas croire; ■ qu'il n'y ait rien de bon que les chofes aux* quelles nous fommes accoutumés.

Quoiqu'jl en foit, lesGrcenlandois, les Kamtchadales, & les peuples de la baie de Hudfoti, font encore un autre ufage de leurs troupeaux de chiens: ils les emploient a 1'attelagedestrai* neaux; ils en attelent huit a dix eufemble pour en tirer uu chargé de cinq ou fix chiens de mer avec deux pêcheurs, & vont même en v?-Ike avec des équipages de ce genre. Quatre bons chiens coütent au Kamtchatka dix-fept écus, & vingt-trois avec tout le harnois. Aiï refte, dans les contrées du Nord, & fur-tout dans le Grcenlande, les chiens n'aboient point ils 11e font que gronder & un peu hurler. Les. voyageurs en difent autant de ceux des pays; trés chauds, & on lit même dans Beffmann qüeles Négres d'Afrique , quand ils voientun chien d'Europe qui aboie, s'imaginent qu'il peut aufli parler.

En Afie & fur tout dans les Indes, on engraiife les chiens pour les porter au marché, & fouvent pour un beau chien gras on peut avoii' dix a vingt efclavcs en échange. Mais en Europe, aujourd'hui du moins, on n'cmploie dm chien que la peau, foit chez les cordonniers9 foit chez les gantiers, ou autres artifans,

La chienne fait ordinairement deux portées; L 3