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Oeuvres dramatiques.

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2io FAYEL,

Ma fille. permettez ce nom a ma tendreffe, Madame, mon amour vous conjuré, vouspreile; Adèle fuppliante embraffe vos genoux: Ne la rejettez point; de grace, levez-vous. Adèle foullve Gabrielle comme maigré elle, la prend dans

fes bras , & va Cajfeoir fur une chaife, qui eft un peu

iloignée de la table.

Rappelez a ma voix votre ame fugitive.

Gabrielle. Tu peux m'aimer, Adèle, & vouloir que je vive! Ge fommcil de douleur auroit.fini mes jours. Quel fruit me reviendra de tes cruels fecours ? La mort eft 1'efpoir feul de 1'infortune extréme.... Quand mon cceur, chaque inftant, armé contre lui-même

De traits qui lui font chers, loin de s'entretenir,

Tachoit d'en écarter le moindre fouvenir,

Pui foit dans ma raifon une force jncertaine

Pour s'immoler entier au tyran qui 1'enchalne;

Quand voulantm'aveuglerfur ma fombre Iangueur,

Mon devoir s'efforcoit de m'en cacher I'auteur,

D'affaiblir une image, au fond de 1'ame empreinte; -

Lorfque je repouffois Ia plus légere plainte,

Ce qui pouvoit nourrir un malheureux penchant,

Par la vertu détruit, & toujours renaiffant;

Le foupcon ombrageux qui m'aftiège fans ceffe,.

Avec des yeux jaloux obfervé ma trifteffe;

11 ne m'cft pas permis, au comblc du malheur,.