is toegevoegd aan uw favorieten.

Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

( 78 )

ofFrent les oifeaux du voifinage; chacun d'eux, joyeux & content, embellit la nature , ranime le filence précédent de 1'athmofphere, & réveille 1'ame du fpectateur. Quel crime d'être pareffeux dans cette faifon! Qui peut entendie fans émotion les tons amoureux de nos robins ( oifeaux Américains) au milieu des vergers, les accent* percants du catbird, les notes fublimes de notre grive, les chanfons mélodieufes & variées de 1'oifeau moqueur ?

L'art fingulier avec lequel tous ces oifeaux cónftniifent leurs nids , leur propreté, leur commodité, me fait fouvent rougir de la faleté de nos maifons. Leur attachement pour leurs compagnes, les chanfons particulieres que leur adreffentles malés pendant 1'ennui de 1'incubation, leui afïeftion pour leurs petits, tout cela me rappelle mes devoirs, fi je pouvois les oublier. La raifon nepourroit-elle pas fouvent puifer, dans la perfeclion de 1'inftinct, le moyen de corriger les erreurs, de réprimer les folies que ce fublime préiënt ne nous empêche pas de commettre?

Si jamais la jouiffance & le bonheur font pour 1'homme un devoir, fi jamais le Ciel le comble de bénédiétions capables d'alléger le fardeau de la vie , c'eft a la campagne •. c'eft pendant la faifon du printemps,