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Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

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que inembre, volontairement uni dans Ie fyftême de notre croyahce, penfe & juge des chofes de ce monde fuivant fes lumieres : nos freres n'en font pas moins partifans de Ia liberté. — Je fuis fort de votre avis , M. Mifflin ; je ferois faché de voir les Américains efclaves. Je fuis charmé que le hafard ait fait tomber vos deux lettres dans mes mains, puifque cette circonttance a abrégé votre captivité, & m'a procuré le plaifir de connoitre un homme auffi refpectable que vous 1'êtes : c'eft 1'opinion même de vos ennemis. — Je ne croyois pas en avoir. — C'eft le fort de tous les hommes, dit le Général; pourquoi voudriez- vous être plus heureux? Adieu, M. Mifflin; j'ai donné des ordres pour qu'on vous laifl'at paffer; je vous foühaite un bon voynge. — Adieu, Guillaume Howe; tu peux compter que je ferai de mon mieux.

il quitta ce jour même la ville de Phitadelphie, refpeélé par les gardes , étonnés des égards qu'on leur forcoit d'avoir pour un homme a chapeau plat, en habit gris, fans boutons & fans poudre a fes cheveux, & dont les fouliers étoient attachés avec des cordons.

Après avoir quitté les lignes Angloifes, il fut trouver le Général Washington 4 fon camp de Vallcy-Forge; il lui communiqua