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Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

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derrière moi? ils fupporteront la honte „ d'une ignominie qu'ils ne méritent pas. „ Que deviendra ce pauvre enfant, aétuel„ lement fi éloigné du tolt paternel , &

dont je me promettois tant de joie en ,, Europe"? —II vivoit furl'Ille-Longue, dans le voifinage d'une école : — je meflattois qu'il ignoroit le trilte fort de fon pere; mais des ames cruelles, telles qu'en produifent les guerres civiles, 1'en avoient déja inftruit, & lui avoient même déja annoncé que fon pere feroit bientót pendu. Ce pauvre enfant m'écrivit une lettre que je conferve encore, & que mes cruels gardes ne me lailferent parvenir, que paree qu'ils favoient qu'elle me déchireroit le cceur. — „ Ah ! mon pere, qu'as-tu donc fait, pour „ que les Anglois te faffent mourir ? — Elt„ ce que je ne te reverrai plus jamais, jamais? „ — Ils me difent que tout le monde me „ haïra quand tu feras mort : ne vaudroit-

il pas mieux qu'AHy mourut nuffi" ?

II ne me fut pas permis de lui écrire: que n'aurois-je pas donné pour obtenir cette liberté! mes maux en deviennent plus aigus , plus infupportables , & la réponfe que je defirois lui faire, s'évapora en fanflots douloureux.

— Excédé de fatigues, plus cruelles que le travail le plus pénible , fans fommeil,