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SERMON II. La Grandeur, &c. 29

mens & les douceurs de la profpérité font rarement fans mélange d'amertume & de chagrin. II y a a eet égard une efpece d'égalité entre tous les hommes. Les grands & les petits, les riches & les pauvres, les jeunes & les vieux, 1'homme de bien & le méchant, ont chacun leurs traverfes, leurs épreuves a foutenir. Les dignités les plus éminentes, la fortune la plus heureufe , la piété la plus pure ne mettent perfonne a couvert des calamités, qui font comme un appanage de la condition humaine. La feule différence, qui s'y rencontre, c'eft que les uns ont a livrer des combats plus pénibles que les autres. Dieu , qui difpenfe les biens & les maux, & qui régie le fort des hommes, trouve a-propos, par des raifons dignes de fa profonde fageffe, de demander des uns des facrifices plus difficiles, que ceux qu'il exige des autres. Ordinairement c'eft aux Fideles, qui lui font le plus dévoués , qu'il demande les plus grandes preuves d'obéïffance, & de foumiffion aux arrêts de fon confeil éternel, fuivant ce beau mot de Jéfus fils de Sirach, Yor efl éprouvé dam le feu, & les hommes agréabks font éprouvés dans la fournaife de Taffliclion.

C'est ce dont 1'Hiftoire, que nous móditons, nous fournit une preuve bie-n

Ecclefialt. II. 5.

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