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Oeuvres dramatiques.

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MEMOIRES que mon cceur, qui exiflat pour fentir tout 1'excès du défefpoir. Je reftai plufïeurs femaines dans ce déplorable état. Si je formois encore quelques vceux, c'étoit pour être délivrée promptement d'une exiftence qui m'étoit odieufé, J'allois expirer: je touchois a ce moment oü 1'on goüte une forte de fatisfaftion k quitter la vie, comme un malheureux, q„I, gémiflant fous un fardeau,. fe trouveroit foulagé, s'il venoit a en «tre débarraffé. Une voix, qui ne m'étoit pasétrangere, fe fit entendre a mon oreille; je leveles yeux: je reconnois ma mere, ma mere! 1'auteur de tous mes maux; la nature avoit encore des droits fur mon cceur prefque éteint: je 1'em. braffe avec tranfport. „ II m'a donc trahie! il * en a époufé une autre!..." Ces mots me font k peine échappés, que je retombe fans force fur. mon Ut. „ Que voulez-vous dire, ma fille," me lépond ma mere? „ Saint Albon n'a point été „ marié..." Je me releve. — „ Saint Albon „ m'aimeroit encore?... Hélas! pourfuit ma. „ mere, puifTes-tu 1'oublier! il faut fe réfigner „ a Dieu; il tient nos deftinées dans fes mains.. „ Non, le Chevalier n'eft point marié," ajoutat-elle avec un profond foupir, „ mais... — „ Achevez, ma mere, qu'allez - vous m'appren„ dre? - Saint Albon... _ Eh bien! Saint' Alboa>-< - Eft-ce que tu ne m-'entends point?: