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Oeuvres dramatiques.

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DE LA VENGEANCE. 44$

Iets, qu'il n'avoit pas pris en defcendant; & mon fils, qui voyoit déja quanticé de laboureurs en mouvement pour accourir au chemin, craignant que fa proie ne lui fut enlevée, ou qu'un défespéré, que la vue des armes n'arrêttfit pas, ne fit un,ufage trop heureux des fiennes, n'écouta dans ce moment que la vengeance. II calfa la tête au fcélérat, d'un de fes deux piftolets; & de 1'autre» il fit le même traitement a fa femme.

La fuite , ajoutoif le Commandant, ne lui devoit pas être difikile; mais après s'être éloigné des laboureurs au galop , il s'étoit trop repofé fur la noblefle de fes fentiments, ou fur lajuftice de fa caufe. Il avoit continué plus lentement fon chemin; & commencant a fentir la fatigue d'une longue courfe & d'une veille de plufieurs nuits,il n'avoit pas fait difficulté de s'arrêter dans un bourg, a trois lieues de la fcene. 11 ne fe défioit pas qu'un des laboureurs étoit monté fur le cheval des deux morts, 1'avoit fuivi conftamment , & jugeant de lui par les apparences, 1'avoit dénoncé comme un affaflin, un voleur public, que Ia préfence de plufieurs témoins avoit empêché de recueillir le fruit de fon crime.

On s'étoit faifi de lui & de fon laquais,pendant leur fommeil. On les avoit tranfportés a la ville, dès le jour fuivant. Le refus que mon fils avoit fait, & fon laquais, par fon ordre, de déclarei T 7