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2 3 8 Thédtre 1'Ifthme; mais Thémiftocles s'y oppofe avec vigueur; dit que le détroit eft le feul pofte ou le petit nombre des vaiffeaux Grecs peut braver la fupériorité du nombre. Ce confeil , quelque fage qu'il foit , déplait k Euribiades, qui le rejette & pouffe la vivaclté jufqu'a lever fur Thémiftocles un baton qu'il tient k la main. Thémiftocles, 1'homme le plus vif & le plus bouillant de fon temps, eft aflez prudent pour arrêter fa colere, & facrifier fon reffentiment a 1'intérêt public. II regarde Euribiades avec cet air de nobleffe & de fierté qui eft ordinaire aux grands Hommes, &c lui dit: Frappe; mais écoute.

Les Grecs étoient difpofés a fuivre 1'avis de Thémiftocles ; mais lorfqu'ils virent arriver la flotte des Perfes, qui couvroit la mer par la multitude de fes vaiffeaux, & que 1'armée deterre, com» mandée par le Roi même, occupoit tout le rivage, ils furent effrayés, & vou» lurent prendre la fuite. Thémiftocles , efpérant tirer avantage de la pofition oü les Grecs étoient, voulut engager le combat, & s'y prit de cette maniere. II chargea un certain Sicinus , originaire de Perfe , & en qui il avoit beaucoup de conhance, d'aller trouver le Roi Xerxès;

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