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Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

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pofent ce grand continent, quand je vois profpérer les travaux des habitants; quand je vois, qu'en verfant des fueurs, ils peuventacquérir une honnêtefortune; quand, après avoir furmonté leurs premières difficultés, ils vivent a leur aife, & laiffent a leur poftérité 1'abondante fubfiftance qu'ils avoient fi bien méritée. — Mais quand je vois que cette profpérité vient de la douceur du climat, de la fertilité particuliere du fol, je partage avec eux tout le bonheur dont ils jouiffent. il eft vrai; mais je ne m'arrête que peu de temps avec eux; ce fpectacle n'offre rien qui me montre ce que peut 1'homme. — Mais quand , au contraire, je rencontre quelques cantons ftériles, fertilifés a force de travaux; quand je vois 1'herbe croiffante oü nulle herbe ne croiffoit auparavant, les moiffons fuccédant aux ronces, des maifons aux cabanes, des richeffes enfin acquifes par les moyens les plus extraordinaires : la, je m'arrête; ces objets deviennent le fujet de mes recherches, de mes plus douces fpéculations. —Je laiffe avec plaifir les premiers colons, fillonnant leurs champs féconds , & je retourne avec empreffement contempler ceux qui ont vaincu tant de difficultés, qui ont furmonté tant d'obffacles, par la perfévé-