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Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

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C 176 )

d'éleverla nombreureprogéniture qui,prefque toujours, fort de la couche nuptiale: leurs enfants , nés dans le voifinage de la mer, entendent le tumulte de fes vagues, lebruit de fes flots, aufïï-tót qu'ils font capables d'écouter quelque chofe. A peine peuvent-ils marcher, qu'ils fe trainent fur fes rivages , fe piongent & apprennent £ nager : tel eft leur premier apprentiffage. — C'eft au milieu de ces effais de 1'enfance, qu'ils acquierent cette hardieffe, cette préfence d'efprit , cette dextérité qui les rend dans la fuite des marins fi experts. Souvent ils entendent leurs peres raconter a leurs amis les aventures de leur jeuneffe, leurs expéditions maritimes, leurs combats avec les baleines , leurs premières difficultés. - Ces détails impriment dans 1'imagination de ces jennes gens une curiofité précoce , un goüt décidé pour le méme genre de vie. Dans un age plus avancé, fouvent ils pafTent le bac qui conduit au continent; ils apprennent dans ces petits, dans ces premiers voyages, 1'art de fe rendre capables d'en entreprendre depluslongs & de plus dangereux : ce n'eft pas fans juftice qu'ils paffent pour d'excellents mariV. Un homme de Nantucket peut étre aifément diftingué entre cent autres, par fa démarche , la foupleffe de fes membres, &