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Lettres d'un cultivateur Américain, écrites a W.S. écuyer.

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inentde manufactures d'une ville confidérable. .. Cette Province, dont 1'intérieur elf: fi fertile, & heureufement défendue des fureurs de la mer, par un grand efpace de marais fablonneux, que la nature a plantés avec des forêts immenfes de cedres blancs; c'eft de leur fein que les habitants tirent les bardèaux dont les maifons font couvertes, des muts , des vergues & des planches. Dans nul endroit connu de ce continent, on n'y rencontre autant de prairies immenfes ; elles n'attendent que le defféchement & 1'application de 1'induftrie humaine pour devenir des terreins cofolidés & fertiles. — C'eft fur ces nouveaux fois qu'ils cultivent, avec tant de fuccès, le chanvre & toutes les efpeces de foin & de maïs. — Des milUers d'acres encore fous les eaux, dans pen d'années améliorés par le progrès du temps & de Ia population , enrichiront les Colons qui les poffedent, & embelliront cette partie de 1'Amérique. —■ La quantité immenfe de marais boifés n'eft pas moins furprenaute : tout le cours de la riviere de Pifaick, ainfi que les bords de toutes leurs rivieres, offrent des deux cótés des terreins aujourd'hui fangeux, mais qui feront un jourconvertis en prairies. — Je connois un canton, anprès de Baskingridge, qui contient plus ■de cinq mille acres, & dom le propriéui-