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Pendant la célébration du couronnement, on drefia avec toute la célérité poffible le

1'agrément de l'empereur pour qu'il leur Fut permis de porter un uniforme qui ferait la marqué diftinctive de la dignité dont ils venaient d'être honorés ; mais cette follicitation refta fans effet; fans doute paree qu'elle n'eut lieu qu'après le couronnement, et que pour lors le monarque était furchargé d'afFaires très-importantes. Les relations que nous fournit 1'hiftoire des courounemens des empereurs dans les fiècles précédens nous apprennent : que des gens dc tout état s'empreffaient autour du trêne impérial pour être créés chevaliers. C'eft ce qui arriva au couronnement de Maximilien II le 30 novembre 1560. II fe préfenta une fi grande affiuence d'afpirans devant le tröne , que cette cérémonie durant trop long-temps, les électeur» eccléfiaftiques furent obligés de prendre des mefures férieufes pour en écarter la foule, et faire ccffer la folennité. Plufieurs princes de l'empire furent auffi armés chevaliers a ces mêmes couronnemens. Aujourd'hui il n'y a que les gentilshommes qui peuvent faire preuve d'une certaine quantité de degrés de nobleffe qui puiffent être admis 5 recevoir 1'accolade ; cependant 1'examen que 1'on fait de ces mêmes preuves n'eft pas de rigueur ; ainfi que le dit Sabini dans fa relatlon de l'élection et du couronnement de Charles V, que voici:

Creavit interim regia majcflas gladiodivi Caroti pergravi plurimos equeftris ordinis viros variartim nationum , futmnu cum folemnitate horum perpauci Germani fuère, qui hoe Aecus per hoflium ftragem demereri maiuut atque in ponte Tiberino , fplendidijjtmo ordini initiari , magis pulchrum atque egregium putant: $cficruntque Germani pracipue nobi-

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