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& de?Efprit-Humain, II. Part. Chap. XV. 59%

propre politique leur ont foumis eneore ritalie3 l'£fpagne, la Gaule, & 1'lllyrie. Le concile de

conféquent moins capables de fournir des aum&nes en telle abondance, qu'il auroit fallu pour faire bril-* Ier les évéques & le clergé. Le fiége de Rome, la capitale du monde r Ia demeure de tant d'illuftres families & de tant de riches citoyens , obtint aifément le premier rang. Celui d'Alexandrie avoit le fecond rang, parceque cette ville , a caufe de fon commerce, de fes richeffes, de fa grandeur & de la multitude de fon peupie, étoit réputée pour la feconde ville de 1'univers. Le fiége d'Antioche, quoique ce füt, fuivant la propre expreffion du pape Innocent Qepijiii, ap, Dyonis. c. 45.) le premier fiége da premier des apötres, ne put obtenir que le troifieme rang, paree <me cette ville ne paffoit que pour la troifieme du monde. A mefure que ces évéques s'élevérent fur leurs; confrères , ils les foumirent a leur autorité les uns après les autres, d'abord les plus voifins, & puis les plus éloignés. C'eft ainfi que l'évêque de Rome fe foumit d'abord les évéques des villes qui étoient fous la jurisdiclion du préfet de Rome, & enfuite de celles qui dependoient du vicaire de Rome. Cependant il y eut des évéques qui demeurérent indépendans de ces trois grands fiéges que je viens de nommer. Tels furent celui de Carthage, de Milan, d'Ephefe, de Céfarée dans la Cappadoce, d'Héraclée dans Ia Thrace , de quelques villes principales dans les Gauleso. Au contraire, les évéques de ces villes, qui étoient toutes métropoles de grandes provinces, fe foumirent les évéques des villes fubaltemcs de la même provin-

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