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00 LA BONNE MERE,

de cela? Voulez-vous me faire la grace de m'entenore un moment & de me crolre ?

mathurine. Vouscroire, c'eft bien fort. Mais, voyons, dépêchez-vous.

H!y a trois mois que je fuis dans ce village & que je pourrois être k Paris, oü je jouis, fans vanité d'une exiftence fort agréable. Il faut donc qu'un puis. fint motif me retienne m, & ce motif que peut-ilêf re finon 1'amour.

mathurine.

Et je lefais, Monfieur, je le fais, ce n'eft pas la peine de me Je répéter.

«uva L.

Non, vous ne le favez pas; je n'ai jamais ofé vous Ie dire; maïs daignez 1'apprendre aujourd'hui puif. que vous n'avez pas vouiu le deviner. En arrivant dans ee village, je vis une veuve de trente ansa peu prés, plus jolie, plus frafche que toutes les filles de

qTT ?* ^ r°nd' U" Dez r^ouffé, des yeux vifs & fpmtuels, trente deux dents bien blanches & bien rangées, 1'air de Ia franchife & de la gaieté avec tous ces charmes, un caratfere d'or, bon.vra/, fenfible, paftionné pour faire du bien. Vous u*ez que eet être la me tourna la téte; mais comment ofer de lui dire, moi, jeune étourdi, fans figure, fan* efpnt, fans aucun de ces agréments qui compenfent le défaut de foxtune? Je réfolus donc de ne jamais parler k cette }veuve de 1'amour qu'elle m'avoit infpiré. Peu de jours après je rencontre une jeune «He qi» luj reflemUeit i s'y méprendre; cette feule

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