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Charles IX, ou L'ecole des rois, tragédie.

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Co CHARLES IX,

Un repentir tardif vous parle & vous éciaire;

Ce fentiment afFreux , précipitant vos jours ,

Au fein des yoluptés en corrompra le cours;

Vous craindrez & la France, & vous-même, & fe vfe;

A Coligni mourant vous porterez envie ;

Le fommeil , ce feul bien qui refie au malheureux,

N'interrompra jamais vos ennuis douloureux;

Pour de nouveaux tourmens vous veillerez fans ceffe;

Et quand la mort viendra frapper votre jeunelTe ,

Vous chercherez partout des yeux confolateurs;

Et vous verrez , non plus vos indignes flatteurs ,

Mais de vos attentats l'épouvantable image,

Mais votre lit de mort entouré de carnage ,

Vos fujets maffacrés s'élevant contre vous ,

Le juge incorruptible enflammé de courroux,

La France , applaudiffant au trépas de fon maitre ,

A vps derniers foupirs commengant a renaltre,

Et votre nom royal a 1'opprobre livré ,

Et 1'éternel fupplice aux méchans préparé.

Vous gémirez alors: vos plaintes inutiles,

Vos remords impuiffans^, vos fouffrances flériles,

Vengeront les Francais & Ie ciel offenfé ;

Et vous rendrez le fang que vous avez verfé.

SCÈNE, IV, & dernière.

LE ROI DE FRANCE , LA REINE-MERE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC' DE GÜISE, Courtisans, Gardes, Paces avec des ■flambeaux.

LA REINE-MERE.

Je ne prévoyats pas un tel excès d'audace. A Ia mort échappé, I'imprudent vous menace! Vous gémir! vous, mon fils! C'eft a lui de trcmbler. La main qui 1'a fauvé peut encor 1'accabler.

LE ROI DE FRANCE,

II a dit vrai.