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Lettre de M. d'Eslon, docteur-régent de la faculté de médecine de Paris [...]. A M. Philip, doyen en charge de la même faculté

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plette que nous ne partagerions pas leurs fentimens ?

II fera contradictoire a la Faculté d'affedtcr la fuprématie fur les opinions en Médecine , Sc d'accueillir en méme-tems les Livres nouveaux qu'on lui préfente ( Livres qu'elle n'a pas lus avant , Sc qu'elle ne lit pas après) tant qu'elle n'entendra pas approuver formcllemcnt Sc affumer fur elle les principes , les erreurs, les bévues, les contradidtions , les extravaganecs dont ils fourmillcnt. Pourquoi donc les accueille-t-elle) Eit-ce pour la gloire qui doit lui revenir d'un hommage muet ou d'une Epitre dédicatoire) Ce feroit attacher fa gloire a bien peu de chofe; Sc le parti de fe réduire a une indifférence égale-: ment paflive paroitroit infiniment préférable. Dans le fait, Monfieur , c'eft-lk cc que la Faculté pourroit faire de plus fage. Ne point enconrager les Ecrits en Médecine , paree que, en général, ils font tous inutiles, nuifibles ou dangercux en tout ou en partic , Sc cependant ne s'oppofer a la publication d'aucun d'cux, pour n'avoir jamais a fe reprocher d'avoir refufé accès a une découverte utileou bien a une doctrine falutaire : voila , fi j'en étois cru , quelle feroit toute la Jurifprudence de la Faculté en fait de Livres ; d'aiU leurs prendroit, fans 1'offcnfcr, qui cn auroit