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OBSERVATIONS ti9

4p La 'douleur retenant les efprits en agitation avec les fibres qui la font fentir, quand elle eft un peu forte, il faut que des idéés extérieurement furvenantes ou rappellées faflent beaucoup d'effet pour détourner le cours d'esprits des premières, & pour faire ainfi oublier la douleur: que fi elle eft trop forte, on fait de vains eftorts, & fi on réuffit d'abord plus ou moins,a cette attention, en fatiguant trop,fait elle même un furcroit de 1'inquiétude. Quand elle prend tout-a-fait le deflus, elle caufe comme dans 1'enfance les cris, les contorfions, les efforts involontaires.

.5; Le jeu de telles fibres étant fi fort qu'il tire a lui tous les efprits, enforte qu'il domine fur les autres idéés qui fur viennent & les empeche de faire naitre quelque inquiétude qui faffe diveruon,faitte/>ff$o», laquelle étant une efpeee de dérangement ou de délire (ira furor brevis &c.) quand elle devient habituelle domine tout le fyftème & fait une efpeee de maladie, qu'on entreprendroit envain d'extirper; tout ce qu'il s'agit de faire eft de tacher de la diriger en vue d'utilité vers tels objets, ou de la balancer par quelque autre: quand on réusfit de la première maniere la paffion cft trés utile & fait a notre bien-être foit moral ( étant f ame de nos facultés & de nos vertus) foit Phyfique (tout comme un peu de fievre expédie la digeftion, la formation du lait &c). Pour balancer une paffion par une autre, il s'agit d'introduire une inquiétude affés forte pour divertir 1'attention du feul plaifir ou déplaifir qui 1'occupc vers les idéés qu'elle amene des moyens propres a obtenir ou a évitcr tel bonP 3

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