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Vllf. Sermon, Sur Sr. Luc X. vs. at. 211

s'ils faifoient de vrais miracles, c'étoient enccre. des miracles fans éclat, fans pompe , des malades guéris, quelques morts reffufcités , des aifamés raffafiés dans un défert, des miracles qui fembloient deflinés a manifefter plutóc la charité, que la puiffance de celui qui les opéroit. Tant de vraie grandeur, fous une apparence fi fimple, fuffifoit pour ces petits enfans, cherchant k fe convaincre que ceux qui leur préchoient une doctrine 1 celéfte, leur étoient envoyés par le Maitre du Ciel & de la Terre. Mais cette fimplicité . offroit un nouveau piége k 1'orgueil des fages & des entendus. Quelle apparence que Dieu ait pu choifir pour les organes de fa parole, des hommes fi petits, fi vils, fi méprifables k leurs yeux! Si Dieu a voulu parler aux hommes pourquoi n'en " ont ils rien entendu ? pourquoi des hommes doiventils leur dire ce que Dieu a dit? Ces miracles, k la fois fi grands & fi fimples, qui montrent avec tant d'évidence la main d'un Dieu auffi bon que puiffant, tout cela n'eft a leurs yeux qu'impofture, ou bien 1'ouvrage du Démon; pouf les Pharifiens, il leur faut . des miracles d'un autre genre, ils demandent un figne dam le Ciel. Ils vouloient fans f doute comme les fages & les entendus de j nos jours, „ qu'il ordonnat au foleil de ] ehanger fon coiiijs, aux étoiles de formey

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