Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

C 243 )

„ égard ont un teldégré de perfeétion; les Amérï,„ cains y font tellement accoutumés, que ce com« 5, merce ne tarderait pas è retourner a 1'anciennö „ fource. Les demandes qu'en feraient les Améj, ricains , ainfi que de plufieurs autres articles des „ manufaétures Britanniques augmenteraieüt avec „ Ia population de I'Amérique, avec fon commerce ,, intérieur & étranger; elle fe procurerait ainfi les s, moyens de payer les marchandtfes qu'elle tirerait „ dc 1'Angletcrre. Bien loin que 1'indépendance ,» Amèricaine puiiTecauferdupréjudiceaux Anglais,

ils ne tarderaient pas, au contraire, è en refien„ tir les heureux avantages; défabufés rapidement, „ ils feraient frappés de leur longue obflination k

la traverfer, au prix de tant de fang & de tré,, fors. Mais il fautau'ils aient la fagefie de dépofer „ leurs jaloufies mal fondées, leurs animofités vio-

lentes ; qu'ils aient foin de terminer a la paix „ toutes les disputes fur les limites, de maniere a.

prévenir toute invafion de leur part ; qu'ils ne j, portent plus les vues étrokes de la rivalité au „ point de vouloir fermer a I'Amérique ces bran„ ches de commerce, ces pêches & les autres avan„ tages maritimes que Dieu & la nature lui ont des» „ tinés. S'ils laiflent un libre cours aux paffions ,, balles de 1'envie, de la jaloufie & de la haine, ils

doivent s'attendre a être payés de retour: ilstrou. ,, veront des Ennemis rcdoutables dans les Améri„ cains; mais fi les Anglais ont la grandeur d'ame

de condescendre a ce qui parait devenü le fyftê„ me fixe des autres puiffances maritimes de 1'Eu,, rope , relativcment a 1'Amérique , è la traiter „ avec franchife & amitié, ils y trouveront au„ tant & même plus d'avantac;e que jamais ils n'en „ ont retirés auparavant. Tout dépend de leur „ conduite. II nc leur manque que d'ouvrir les „ yeux a 1'évidence.

Si les Anglais veulent continuer les hor„ reurs de la guerre & la fureur du maffacre, „ troubler encore le commerce de I'Amérique , ils Q a 51 en

Sluiten