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DE MON TEMPS,

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éorivit au Prince Ferdinand de 'Bronfwic , q4 fervoit dans I'armée, Ia lettre fuivante; elle eft trop fingulière pour la paffer .fous filence.

„ Vienne, ij Septembre I74r- Mon c^er „ nsveu, je romps un filence cruel 'que votre „. conduite en fervant contre nous m'a impofé, „ ni je le ferois, fi. j'avois d'autres voies pour r, conjurer. Ie Roi de Pruffe de me rendre en lui „ un neveu que je ne puis nommer cher & dignt: „ d'eftime apiès i'afflicliori que vous deux me „ caufez. La confolation en eft entre les mains „ du Roi. La Reine , ma fille, lui accorde tout „ ce que perfonne ne fauroit garantir qu'elle,, même, s'il aide a la mettre en eet état en entièra „ tranquillité & que le Roi aide è éteindre le fea „ qu'il a lui-même allumé, & n'agrandiffe lui„ même fes propres ennemis; car il ne faut qua la mort de l'Electeur palatin pour lui en attirer „ d'autres; plus, que l'agrandiffement de Bavière „ & de Saxe ne' peut fouffrir qu'il poffède tran„ quiliement ce que la Reine lui a laiffé en Siléfie. „ Ainfi, perfuadez le Roi de devenir notre bon „ allié , d'affifter la Reine de troupes a conferver „ des Etats que tant d'ennemis accablent; car c'eft „ même 1'avantage des deux maifons s'ils font en „ étroite alliance, leur pays étant a portée de fe„ pouvoir aider a fautenir leurs droits réciproques. „ Je compte tout fur votre repréfentation & fur „ ks belles qualités que poffède le Roi, qui nous „ ayant- attiré le mal, voudra auffi avoir 1'honE'S.

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